Le Figaro Magazine

Vendredi 29 mars 2019

Je me déciderai après les élections européennes

S’il en est un à la République en marche qui a décidé de prendre son temps et de ne pas accélérer, c’est Hugues Renson. Depuis son poste de vice-président de l’Assemblée nationale, il observe l’agitation de ses petits camarades de LREM et s’en amuse quelque peu. “Je ne veux pas entrer dans ce jeu-là. Je me déciderai après les élections européennes“, assure-t-il. Le Député du XVè arrondissement se sait incontournable. Son arrondissement est l’un des plus gros pourvoyeurs de conseillers de Paris (18). Il est donc stratégique dans la prochaine bataille municipale de mars 2020. Ce qui rend Hugues Renson indispensable, même s’il n’est pas testé aujourd’hui dans les sondages qui agitent le microcosme parisien.

L’ancien conseiller de Jacques Chirac n’est pas loin de penser que la façon dont LREM s’y prend à Paris risque de conduire le parti à la catastrophe. “On n’y arrivera pas en s’organisant comme un parti politique classique. On ne peut pas être dans la critique systématique, fût-ce contre Anne Hidalgo, deux ans à peine après avoir plaidé le dépassement des frontières. Revenons à notre esprit originel. J’essaie de construire les conditions d’un rassemblement“, et de convaincre l’Elysée de ne pas se précipiter dans le choix d’un candidat qui lui lierait les mains.

D’autant que le scrutin parisien fera figure de test pour Macron, à deux ans de la présidentielle. Reste à connaître la composition de la Commission nationale d’investiture de LREM et quelles seront les modalités pour départager les nombreux candidats.